Le paysage de la cybermalveillance en 2026

Comprendre, repérer et réagir — Ateliers du Cybermois 2026

 

À qui s’adresse ce guide ?
À toute personne souhaitant mieux comprendre les arnaques numériques, ainsi qu’aux personnes qui pensent en avoir été victimes. Une arnaque peut toucher chacun d’entre nous : être trompé ne signifie ni avoir été imprudent, ni manquer de compétences. Ce guide aide à reconnaître les situations à risque, à ralentir face à l’urgence, à adopter les bons réflexes et à savoir vers qui se tourner.

Comment utiliser ce guide ?
La première partie présente les principales formes d’arnaques rencontrées en 2026. La deuxième propose une méthode simple pour les repérer, réagir sans précipitation et trouver le service adapté. Vous pouvez lire le guide dans l’ordre ou accéder directement à la situation qui vous concerne.

Sommaire

Partie 1 — Le paysage des arnaques en 2026
1. Sur smartphone
2. Arnaques téléphoniques
3. Sur PC et par e-mail
4. La cyberfraude

Partie 2 — Repérer une arnaque et agir
1. Les signaux d’alerte
2. La méthode PAUSE
3. Si vous pensez être victime
4. Ressources et références utiles
Conclusion — Rester vigilant sans renoncer au numérique

Fiche réflexe — En cas de doute
1. Arrêtez l’échange : ne cliquez pas, ne payez pas et ne communiquez aucun code.
2. Vérifiez : retrouvez vous-même le site, l’application ou le numéro officiel.
3. Demandez conseil : parlez-en à un proche, à votre banque ou à 17Cyber.
Si vous avez déjà payé ou transmis des informations bancaires, contactez d’abord votre banque par son numéro officiel.Quel parcours choisir ?
Vous avez reçu un message suspect sans avoir agi ? Appliquez la méthode PAUSE.
Vous avez transmis un code, installé un outil ou effectué un paiement ? Consultez directement la section « Si vous pensez être victime ».
Vous cherchez le bon interlocuteur ? Allez à la rubrique « Ressources et références utiles ».

Partie 1 — Le paysage des arnaques en 2026

En 2026, les arnaques reprennent souvent des scénarios déjà connus : faux colis, faux conseiller bancaire, faux remboursement, faux support technique ou placement présenté comme exceptionnel. Ce qui change, c’est leur réalisme. Grâce à l’intelligence artificielle, les fraudeurs peuvent créer des messages bien rédigés, imiter une voix, produire une image convaincante ou adapter leurs réponses au fil de l’échange. Il devient donc plus difficile de se fier uniquement à l’apparence. Rassurez-vous : quelques réflexes simples permettent de reprendre le contrôle et de vérifier avant d’agir.

Quelques mots utiles avant de commencer : l’hameçonnage consiste à imiter une personne ou un organisme pour obtenir des informations. Lorsqu’il arrive par SMS, on parle de smishing ; lorsqu’il passe par un QR code, on parle de quishing.Un hypertrucage, aussi appelé deepfake, est une image, une voix ou une vidéo créée ou modifiée artificiellement.La double authentification ajoute une seconde vérification lors de la connexion à un compte. Ces termes seront toujours replacés dans une situation concrète : il n’est pas nécessaire de les mémoriser pour comprendre les bons réflexes.

1. Sur smartphone

Notre smartphone nous accompagne partout : il contient nos messages, nos photos, nos achats, nos démarches et parfois l’accès à nos comptes bancaires. Il est donc naturellement devenu une cible privilégiée. Les fraudeurs essaient surtout de nous faire agir trop vite : cliquer, rappeler, payer, installer une application ou transmettre un code. Face à une demande inattendue, le premier réflexe n’est pas de tout comprendre immédiatement, mais simplement de faire une pause.

  • Les SMS frauduleux ou « smishing ».
    Le message imite un transporteur, une banque, l’Assurance Maladie, les impôts, un service de paiement ou un opérateur. Il évoque souvent un colis bloqué, un paiement à confirmer, une carte Vitale à renouveler, une amende ou un remboursement. Le lien conduit vers un faux site conçu pour récupérer des coordonnées personnelles ou bancaires. Une petite somme, par exemple des frais de livraison, peut servir de prétexte pour obtenir les données de la carte.
  • Les messages reçus dans les applications.
    Les tentatives ne passent plus seulement par SMS. Elles peuvent arriver par WhatsApp, Messenger, Telegram, les réseaux sociaux ou une messagerie de plateforme de vente. Le compte d’un proche ou d’un vendeur peut avoir été piraté. Un message provenant d’un contact connu n’est donc pas automatiquement fiable, surtout s’il demande de l’argent, un code ou un changement inhabituel.
  • Les faux liens et faux sites mobiles.
    Sur un petit écran, l’adresse complète d’un site est moins visible. Les fraudeurs reproduisent les couleurs, logos et formulaires d’un organisme connu. Une page très soignée ne garantit pas qu’elle soit officielle. Il est préférable d’ouvrir soi-même l’application habituelle ou de saisir l’adresse connue dans le navigateur plutôt que de suivre le lien reçu.
  • Les faux QR codes ou « quishing ».
    Un QR code peut être envoyé par message, affiché sur une fausse facture ou collé sur une borne, un horodateur ou une affiche. Après l’avoir scanné, la personne est dirigée vers un site trompeur ou vers le téléchargement d’une application. Un QR code doit être considéré comme un lien : il faut vérifier sa provenance et l’adresse affichée avant de poursuivre.
  • Les fausses applications et fausses mises à jour.
    Une application peut promettre le suivi d’un colis, une protection, un remboursement ou une démarche administrative. Elle demande ensuite parfois des accès dont elle n’a pas réellement besoin : lire les SMS, consulter les contacts, afficher les notifications, utiliser l’appareil photo ou agir à votre place sur certaines fonctions du téléphone. Ces autorisations peuvent permettre de récupérer des codes ou d’afficher de faux écrans. Recherchez donc l’application directement dans la boutique officielle, sans passer par un lien reçu.
  • Le vol de compte.
    Le fraudeur cherche à obtenir un mot de passe ou un code de connexion afin de prendre le contrôle d’une messagerie, d’un réseau social ou d’un compte de vente. Il peut ensuite contacter les proches de la victime, demander de l’argent ou récupérer d’autres comptes. Un code de validation est personnel : aucun conseiller, livreur ou service d’assistance légitime ne doit le réclamer.
  • Le détournement du numéro de téléphone, aussi appelé « SIM swapping ».
    Le fraudeur parvient à faire transférer votre numéro sur une carte SIM ou une eSIM — une carte SIM numérique intégrée au téléphone — qu’il contrôle. Votre téléphone peut alors perdre soudainement le réseau, tandis que l’escroc reçoit à votre place les appels et les SMS, y compris certains codes de sécurité. Si votre téléphone reste sans réseau sans raison apparente, contactez rapidement votre opérateur depuis un autre appareil ou par un moyen officiel.
  • Les arnaques aux achats, petites annonces et paiements.
    Un faux acheteur ou vendeur peut envoyer un lien prétendant confirmer un paiement, organiser une livraison ou débloquer une somme. Il peut aussi demander de sortir de la messagerie sécurisée de la plateforme. Il est plus prudent de rester dans l’application officielle et d’utiliser uniquement son système de paiement.
  • Les faux investissements et jeux-concours.
    Une publicité, une vidéo ou un message promet un gain rapide, un cadeau ou un placement exceptionnel. La personne est ensuite dirigée vers un faux conseiller ou une plateforme trompeuse. Les demandes de premier versement modeste, de paiement en cryptoactifs ou de frais pour retirer des gains sont des signaux d’alerte.
  • Ce que change l’intelligence artificielle.
    L’IA permet de rédiger des messages crédibles, sans fautes, adaptés au contexte et parfois au nom de la personne. Elle facilite aussi la création de fausses images, de vidéos réalistes et de voix imitées. Un message bien écrit, une photo convaincante ou une voix familière ne suffisent donc plus à prouver l’identité de l’interlocuteur. Face à une demande urgente, arrêtez l’échange, retrouvez vous-même un moyen officiel de vérification, puis demandez conseil avant d’agir.

Les bons réflexes sur smartphone

  • Ne pas agir dans l’urgence : fermer le message et retrouver soi-même le service concerné.
  • Ne jamais communiquer un mot de passe, un code reçu par SMS ou une validation bancaire.
  • Observer l’adresse du site avant de saisir des informations, même si la page paraît officielle.
  • Télécharger les applications depuis la boutique officielle et contrôler les autorisations demandées.
  • Activer les mises à jour automatiques, le verrouillage de l’écran et la double authentification lorsque cela est possible.
  • En cas de demande d’argent venant d’un proche, l’appeler sur son numéro habituel ou poser une question personnelle dont la réponse n’est pas publique.
  • Faire des captures d’écran et conserver les messages suspects avant de les signaler ou de les supprimer.

 

2. Arnaques téléphoniques

Au téléphone, tout va vite : une voix paraît rassurante, l’histoire semble urgente et l’on peut avoir peur de raccrocher. C’est précisément ce que recherchent les fraudeurs. Ils connaissent parfois votre nom, votre adresse, votre banque ou un achat récent grâce à des informations trouvées en ligne ou obtenues lors d’une fuite de données. Cela rend leur discours convaincant, mais ne prouve pas leur identité. Vous avez toujours le droit d’interrompre l’appel et de vérifier tranquillement.

  • Le faux conseiller bancaire.
    L’appelant affirme avoir détecté une opération suspecte et se présente comme un conseiller ou un membre du service de sécurité. Il peut connaître certaines informations personnelles et faire afficher un numéro ressemblant à celui de la banque. Il demande ensuite un code reçu par SMS, une validation dans l’application bancaire, un virement vers un prétendu « compte sécurisé » ou la remise de la carte à un faux coursier. En réalité, une banque ne demande jamais de valider l’annulation d’une fraude : toute validation autorise généralement une opération.
  • Le faux numéro d’opposition.
    Un SMS ou un courriel annonce un paiement inhabituel et invite à appeler immédiatement un numéro. La personne qui répond se fait passer pour le service d’opposition et recueille les données bancaires ou fait valider des opérations. Le numéro transmis dans un message ne doit pas être utilisé : il faut appeler celui qui figure au dos de la carte, sur un relevé ou dans l’application officielle.
  • L’usurpation du numéro affiché.
    Des techniques permettent de faire apparaître sur l’écran un numéro connu ou proche de celui d’un organisme. Le nom de la banque, d’une administration ou d’une entreprise peut aussi s’afficher. Le numéro présenté ne constitue donc pas une preuve. En cas de doute, il faut raccrocher puis rappeler soi-même par un canal officiel.
  • Le faux service public ou organisme de confiance.
    L’escroc peut se présenter comme la police, la gendarmerie, les impôts, l’Assurance Maladie, une caisse de retraite, un opérateur ou un fournisseur d’énergie. Il évoque une dette, un remboursement, une amende, un dossier à régulariser ou une ligne à sécuriser. Aucun organisme sérieux ne demande un paiement immédiat par carte-cadeau, cryptoactifs ou virement vers un compte prétendument sécurisé.
  • Le faux support technique.
    L’appelant prétend qu’un ordinateur, un téléphone, une connexion Internet ou un compte est infecté ou piraté. Il demande d’installer un logiciel de prise en main à distance, de communiquer des codes ou d’effectuer un paiement. Une fois connecté, il peut observer l’écran, récupérer des informations ou réaliser des opérations. Il ne faut jamais accorder un accès à distance à la suite d’un appel non sollicité.
  • Le faux proche en difficulté.
    Une personne affirme être un enfant, un parent ou un ami ayant changé de numéro, perdu son téléphone ou rencontré une urgence. Elle demande un virement, des coupons prépayés ou la transmission d’un code. Il faut interrompre l’échange et joindre le proche sur son numéro habituel ou contacter une autre personne de l’entourage.
  • Les appels courts, numéros surtaxés et rappels piégés.
    Un appel peut être interrompu avant que la personne décroche afin de l’inciter à rappeler. Un message vocal alarmant peut également renvoyer vers un numéro coûteux. Il est préférable de rechercher indépendamment le numéro officiel plutôt que de rappeler celui affiché ou dicté.
  • Le démarchage trompeur.
    Certains appels présentent une offre comme obligatoire, gratuite ou limitée dans le temps : rénovation, énergie, assurance, abonnement ou formation. L’objectif est d’obtenir un accord précipité ou des données personnelles. Il ne faut pas hésiter à refuser, raccrocher et comparer calmement. Depuis le 11 août 2026, le démarchage téléphonique commercial sans consentement préalable est en principe interdit, sauf exceptions légales ; un appel commercial inattendu appelle donc une vigilance renforcée.
  • Le clonage vocal et les robots d’appel, aussi appelés « voicebots ».
    L’intelligence artificielle peut produire une voix naturelle, imiter certains traits d’une voix connue et adapter la conversation à vos réponses. Elle peut aussi automatiser un grand nombre d’appels. Une voix familière ou un échange fluide ne suffisent donc plus à prouver qui appelle. En cas de demande d’argent ou de code, raccrochez et contactez la personne sur son numéro habituel.
  • Ce que change l’intelligence artificielle.
    L’IA aide les fraudeurs à personnaliser leur histoire à partir d’informations publiques. Ils peuvent citer un nom, une entreprise ou un événement réel, et tenir une conversation plus naturelle. Ces détails renforcent la crédibilité de l’appel, mais ne prouvent toujours pas l’identité de l’interlocuteur. Le réflexe reste simple : ne validez rien pendant l’appel et vérifiez la demande par un autre moyen choisi par vous-même.

Les bons réflexes face à un appel suspect

Conseil pratique : convenez avec vos proches d’un mot ou d’une question de vérification qui ne figure pas sur les réseaux sociaux. Si une voix familière demande de l’argent ou évoque une urgence, raccrochez et rappelez la personne sur son numéro habituel avant toute action.

  • Rester calme et ne pas se laisser retenir en ligne : raccrocher est un réflexe de sécurité, pas un manque de politesse.
  • Ne jamais communiquer de mot de passe, de code reçu par SMS, de cryptogramme de carte ni de code de validation.
  • Ne valider aucune opération bancaire demandée par l’appelant, même s’il affirme qu’elle sert à annuler une fraude.
  • Ne pas installer d’application et ne pas autoriser le partage ou la prise de contrôle de l’écran.
  • Rappeler soi-même l’organisme à partir d’un numéro vérifié, sans utiliser la fonction « rappeler » ni le numéro communiqué pendant l’échange.
  • Pour une demande venant d’un proche, utiliser son numéro habituel et convenir en famille d’une question ou d’un mot de vérification.
  • Noter l’heure, le numéro affiché, le nom utilisé et la demande formulée ; conserver les SMS et messages vocaux associés.
  • Si une information bancaire ou un code a été transmis, contacter immédiatement la banque par son numéro officiel, puis suivre ses consignes.

3. Sur PC et par e-mail

L’ordinateur et la messagerie restent des moyens très utilisés pour nous tromper. Un courriel peut reprendre les couleurs et la présentation d’une banque, d’une administration, d’un fournisseur, d’un collègue ou d’un proche. Même sur un grand écran, un faux site ou un document piégé peut sembler très crédible. Le but est généralement de vous faire cliquer, ouvrir un fichier, saisir un mot de passe, effectuer un paiement ou laisser quelqu’un prendre la main sur l’appareil. Là encore, un message inattendu mérite simplement une vérification avant toute action.

  • L’hameçonnage ou « phishing ».
    Le courriel imite une banque, une administration, un opérateur, un fournisseur, une plateforme de livraison ou un service de paiement. Il évoque par exemple un compte bloqué, une facture impayée, un document à consulter, un remboursement ou une connexion inhabituelle. Le bouton ou le lien renvoie vers une copie du site officiel afin de récupérer des identifiants, des coordonnées bancaires ou des informations personnelles.
  • Les indices à observer dans un courriel.
    Les fautes ne sont plus un repère suffisant. Il faut surtout examiner l’adresse complète de l’expéditeur, la cohérence de la demande, la destination réelle du lien et le caractère inhabituel du message. Sur ordinateur, placer le pointeur sur un lien sans cliquer permet généralement d’afficher son adresse. Une adresse proche de l’originale, mais comportant une lettre remplacée, un mot ajouté ou un domaine différent, doit alerter.
  • Les pièces jointes piégées.
    Une facture, un devis, un CV, une convocation ou un avis de livraison peut cacher un programme malveillant. Il peut s’agir d’un document, d’un PDF, d’un dossier compressé ou d’un programme à lancer. Soyez particulièrement prudent si le message vous demande d’« activer le contenu », d’autoriser des « macros » — de petites commandes automatiques intégrées au document — ou d’installer un logiciel. Si vous n’attendiez pas ce fichier, contactez l’expéditeur par un autre moyen avant de l’ouvrir.
  • Les faux espaces de partage et de connexion.
    Un message peut annoncer qu’un document Microsoft 365, Google Drive, Dropbox ou autre fichier partagé attend d’être consulté. La fausse page demande ensuite l’adresse électronique et le mot de passe. Lorsque le compte de messagerie est compromis, le fraudeur peut lire les échanges, réinitialiser d’autres mots de passe et envoyer des messages crédibles aux contacts de la victime.
  • La compromission d’une messagerie.
    Un courriel peut provenir d’une véritable adresse piratée. Le fraudeur reprend parfois un échange existant pour demander un paiement, un changement de RIB — le document qui contient les coordonnées bancaires du bénéficiaire —, un document confidentiel ou une action urgente. Le fait de reconnaître l’adresse, la signature ou l’historique de la conversation ne suffit donc pas. Toute demande financière ou modification de coordonnées doit être confirmée par téléphone à l’aide d’un numéro déjà connu.
  • La fraude au faux RIB et au faux fournisseur.
    e fraudeur intercepte ou imite une facture et remplace les coordonnées bancaires. Le document paraît normal mais le paiement est dirigé vers un autre compte. Avant un premier virement ou un changement de RIB, il est prudent de vérifier directement auprès du bénéficiaire, sans utiliser les coordonnées présentes dans le message suspect.
  • Le quishing par QR code.
    Un QR code intégré dans un courriel ou un document peut conduire vers un faux site. Cette technique incite souvent la personne à quitter l’ordinateur pour poursuivre sur son téléphone, où l’adresse du site est moins visible. Un QR code doit être traité comme un lien : sa provenance et l’adresse de destination doivent être vérifiées avant toute saisie.
  • Les faux messages de sécurité.
    Une fenêtre ou une alerte affirme que l’ordinateur est infecté, bloqué ou surveillé. Elle vous demande d’appeler un numéro, de payer ou d’installer un outil permettant à quelqu’un de contrôler l’appareil à distance. Ne suivez aucune de ces consignes. Fermez l’onglet ou le navigateur ; s’il reste bloqué, éteignez puis redémarrez l’appareil. Avant toute opération sensible, demandez conseil à une personne de confiance, à un professionnel ou à 17Cyber.
  • Les rançongiciels et les logiciels qui volent des informations.
    Un rançongiciel est un programme malveillant qui bloque ou chiffre les fichiers, puis réclame de l’argent pour les récupérer. D’autres programmes peuvent voler discrètement des mots de passe ou des données bancaires. Des mises à jour régulières, des sauvegardes et la prudence avant un téléchargement permettent de réduire fortement les conséquences.
  • Les faux sites, publicités et téléchargements.
    Une recherche sur Internet peut afficher une publicité imitant le site d’un logiciel, d’une banque ou d’un service. Un faux bouton de téléchargement peut installer un programme indésirable. Il est préférable de saisir l’adresse officielle, d’utiliser un favori déjà enregistré ou de télécharger depuis le site de l’éditeur.
  • Ce que change l’intelligence artificielle.
    L’IA permet de produire des courriels très bien rédigés, traduits et personnalisés, ainsi que de faux documents, logos, factures ou réponses cohérentes. Elle peut imiter le ton d’un collègue ou exploiter des informations publiques. L’absence de faute, la qualité graphique ou la précision de certains détails ne constituent donc plus des garanties d’authenticité.

Les bons réflexes sur PC et par e-mail

  • Prendre le temps de lire la demande et se méfier de l’urgence, de la menace ou d’une promesse exceptionnelle.
  • Vérifier l’adresse complète de l’expéditeur et survoler les liens sans cliquer pour observer leur destination.
  • Accéder au service par un favori, une application officielle ou une adresse saisie soi-même, plutôt que par le lien reçu.
  • Ne pas ouvrir une pièce jointe inattendue et ne jamais activer des macros ou installer un logiciel à la demande d’un message.
  • Confirmer par un autre canal toute demande de paiement, de changement de RIB ou de transmission d’un document sensible.
  • Utiliser des mots de passe différents, activer la double authentification et protéger en priorité la messagerie principale.
  • Maintenir le système, le navigateur, l’antivirus et les logiciels à jour ; réaliser des sauvegardes régulières, dont une copie non connectée en permanence.
  • En cas de clic suspect, ne plus saisir d’information, fermer la page et demander conseil. Si un mot de passe a été communiqué, le modifier rapidement depuis un appareil de confiance.

4. La cyberfraude

La cyberfraude regroupe les escroqueries qui utilisent Internet, le téléphone, les messageries ou les services numériques pour obtenir de l’argent, détourner un paiement ou utiliser l’identité d’une personne. Elle ne repose pas toujours sur une technique compliquée : le fraudeur cherche surtout à gagner votre confiance, à vous inquiéter ou à créer une urgence. Une fraude peut commencer par un simple message et se poursuivre pendant plusieurs jours avec de faux documents et plusieurs interlocuteurs. Si cela vous arrive, rappelez-vous que ces scénarios sont préparés pour tromper : vous n’avez pas à avoir honte de demander de l’aide.

  • Les fraudes à la carte bancaire.
    Les coordonnées de la carte peuvent être récupérées sur un faux site, lors d’un achat frauduleux ou après un appel d’un faux conseiller. Le fraudeur peut effectuer des paiements en ligne ou tenter de faire valider une opération dans l’application bancaire. Une demande de code, de cryptogramme ou de validation ne doit jamais être considérée comme une simple vérification.
  • Les fraudes au virement.
    L’escroc pousse la victime à transférer elle-même l’argent : faux compte sécurisé, achat urgent, aide à un proche, acompte, placement ou facture modifiée. Une fois le virement exécuté, les fonds peuvent être déplacés rapidement. Toute nouvelle coordonnée bancaire ou demande inhabituelle doit être confirmée par un autre canal.
  • Le faux RIB et la fausse facture.
    Le fraudeur remplace les coordonnées bancaires d’un artisan, d’un fournisseur, d’un bailleur ou d’une entreprise. La facture peut sembler authentique. Avant un premier paiement ou un changement de RIB, il est prudent de joindre le bénéficiaire à partir de coordonnées déjà connues.
  • Le faux coursier bancaire.
    Après un appel alarmant, un prétendu conseiller annonce qu’un coursier viendra récupérer la carte pour la détruire ou la sécuriser. Une banque ne collecte pas une carte et ne demande pas son code confidentiel au domicile. La carte doit être conservée ou détruite selon les indications données par la banque contactée officiellement.
  • L’usurpation d’identité.
    Une copie de pièce d’identité, un justificatif de domicile, une signature ou des identifiants volés peuvent servir à ouvrir un compte, souscrire un crédit, louer un bien ou réaliser des démarches au nom de la victime. Il est préférable de transmettre uniquement les documents nécessaires, par un moyen fiable, et d’ajouter si possible un filigrane, c’est-à-dire une mention visible précisant le destinataire, la date et l’usage prévu du document.
  • Les faux placements et les cryptoactifs.
    Les cryptoactifs sont des actifs numériques, comme certaines monnaies virtuelles. Une publicité, une vidéo, un réseau social ou un faux conseiller peut promettre un rendement élevé, rapide et sans risque. Une petite somme versée au départ peut sembler produire des gains sur un faux tableau de bord, afin de vous encourager à investir davantage. Au moment de récupérer l’argent, de nouveaux frais sont réclamés. Un rendement garanti, la pression à investir et un paiement en cryptoactifs doivent vous alerter.
  • La fraude à la récupération de fonds.
    Après une première escroquerie, de faux avocats, experts, autorités ou sociétés de recouvrement prétendent pouvoir récupérer l’argent perdu contre le paiement de frais. Les listes de victimes peuvent circuler entre fraudeurs. Il faut se méfier de toute personne qui contacte spontanément une victime et garantit un remboursement.
  • Les fraudes administratives.
    Le message imite les impôts, l’Assurance Maladie, la CAF, une caisse de retraite, l’ANTS ou un autre service public. Il annonce un remboursement, une dette, une amende ou un document à renouveler. Le lien renvoie vers un faux formulaire. Une démarche doit être vérifiée en ouvrant directement le site ou l’application officielle.
  • Les faux emplois et fausses missions.
    Une offre promet un travail simple, bien rémunéré et réalisable à domicile. Le fraudeur peut demander des documents d’identité, l’achat de matériel, l’encaissement d’un chèque ou l’avance de frais. Une entreprise sérieuse ne demande pas à un candidat de transférer de l’argent pour être recruté.
  • Les fraudes aux achats et aux petites annonces
    Faux vendeur, faux acheteur, produit inexistant, paiement prétendument bloqué ou lien de livraison : l’escroc cherche à faire sortir l’échange de la plateforme ou à obtenir un paiement direct. Rester dans la messagerie et le système de paiement de la plateforme limite les risques.
  • Les fraudes relationnelles.
    Le fraudeur construit une relation de confiance, parfois pendant plusieurs semaines, puis invoque une urgence, un voyage, un problème de santé, un héritage ou un projet commun. Les profils, photos et justificatifs peuvent être faux ou volés. Les demandes d’argent répétées et l’impossibilité de vérifier l’identité sont des alertes importantes.
  • Les fraudes professionnelles.
    Un faux dirigeant, fournisseur, client ou collègue demande un virement urgent, un changement de RIB ou l’achat de cartes-cadeaux. Le fraudeur peut connaître l’organisation et reprendre le ton habituel des échanges. Pour toute demande financière inhabituelle, faites vérifier et approuver l’opération par deux personnes distinctes.
  • Ce que change l’intelligence artificielle.
    L’IA facilite la création de faux profils, factures, courriels, voix et vidéos. Elle permet aussi de personnaliser le discours à partir d’informations publiques. Ces contenus peuvent être très réalistes, mais l’objectif reste souvent le même : obtenir de l’argent, des données ou une action urgente. Il faut donc vérifier la demande plutôt que se fier à son apparence.

Les signaux qui doivent alerter

  • Une promesse de gain important, rapide ou garanti.
  • Une demande de paiement urgent, inhabituel ou secret.
  • Un changement soudain de RIB ou de bénéficiaire.
  • Un paiement demandé par cryptoactifs, cartes-cadeaux, coupons prépayés ou transfert d’argent.
  • Des frais supplémentaires à régler pour débloquer un gain, un remboursement ou un héritage.
  • Un interlocuteur qui déconseille de contacter la banque, les proches ou les autorités.
  • Une demande de copie de pièce d’identité sans justification claire.
  • Un site, un contrat ou une plateforme qui ne permet pas d’identifier facilement la société et ses autorisations.

Avant de payer ou d’envoyer un document : les bons réflexes

  • Faire une pause et demander un délai, même si l’interlocuteur insiste.
  • Vérifier l’identité du demandeur par un canal choisi soi-même et déjà connu.
  • Contrôler le bénéficiaire, le montant et le motif avant toute validation bancaire.
  • Ne jamais transférer de l’argent vers un prétendu compte sécurisé.
  • Rechercher l’entreprise, la plateforme et, pour un placement, son autorisation auprès des organismes compétents.
  • Protéger les copies de documents avec un filigrane indiquant leur usage.
  • Conserver les échanges, factures, coordonnées, reçus et captures d’écran.
  • En cas de doute ou de paiement réalisé, contacter sans attendre la banque par son numéro officiel et demander conseil à 17Cyber.

Quel que soit le moyen utilisé, les fraudeurs cherchent généralement à obtenir la même chose : une action rapide, un paiement, l’accès à un compte, un document personnel ou le contrôle d’un appareil. Les scénarios varient, mais les trois réflexes restent les mêmes : arrêtez l’échange, vérifiez par un moyen officiel choisi par vous-même, puis demandez conseil avant d’agir.

À préparer dès maintenant : enregistrez dans vos contacts le numéro officiel de votre banque et de votre opérateur, activez la double authentification sur votre messagerie principale et vérifiez que vos sauvegardes sont à jour. Ces quelques précautions facilitent la réaction en cas de problème.

Partie 2 — Repérer une arnaque et agir

1. Les signaux d’alerte

Une arnaque ne se reconnaît plus seulement à des fautes d’orthographe ou à une présentation maladroite. En 2026, un message, une voix ou un document peuvent sembler parfaitement authentiques. Plutôt que de vous fier uniquement à leur apparence, observez l’action demandée : agir vite, garder le secret, transmettre un code, installer un outil ou utiliser un moyen de paiement inhabituel. Un indice isolé ne prouve pas une fraude, mais plusieurs signaux réunis justifient d’appliquer les trois réflexes du guide : arrêtez l’échange, vérifiez par un moyen officiel choisi par vous-même, puis demandez conseil.

  • Une sollicitation inattendue.
    Vous n’attendiez ni colis, ni remboursement, ni appel de votre banque, ni document partagé. Le message peut pourtant citer votre nom ou une information réelle. Cette précision ne prouve pas son authenticité.
  • L’urgence et la pression.
    « Dernier rappel », « compte bloqué », « paiement dans l’heure » : le fraudeur cherche à empêcher la vérification. Un organisme légitime accepte généralement que vous preniez le temps de rappeler par un numéro officiel.
  • La peur, la culpabilité ou l’espoir.
    Menace d’amende, proche en danger, gain exceptionnel ou placement sans risque : une émotion forte réduit la capacité à prendre du recul.
  • Une demande de secret.
    L’interlocuteur demande de ne pas en parler à la banque, à la famille, à un collègue ou aux autorités. L’isolement est une technique fréquente de manipulation.
  • La demande d’une information ou d’une action confidentielle.
    Un mot de passe, un code reçu par SMS, le cryptogramme — les trois chiffres inscrits au dos de la carte bancaire —, le code confidentiel de la carte, aussi appelé code PIN, ou une validation dans l’application bancaire ne doivent jamais être communiqués ou réalisés à la demande d’un interlocuteur. Une validation confirme généralement une opération ; elle ne l’annule pas.
  • Un lien ou un numéro imposé.
    Le message fournit le lien, le QR code ou le numéro à utiliser. Il vaut mieux retrouver soi-même le site, l’application ou le numéro officiel.
  • Une installation ou un accès à distance.
    On vous demande d’installer une application, d’activer le partage d’écran ou d’autoriser la prise en main de l’appareil. Refusez lorsqu’une telle demande suit un contact non sollicité.
  • Un paiement inhabituel.
    Compte « sécurisé », cryptoactifs, cartes-cadeaux, coupons prépayés, mandat ou virement immédiat rendent souvent le remboursement difficile.
  • Un changement soudain.
    Nouveau numéro, nouvelle adresse électronique, nouveau RIB ou nouveau bénéficiaire : confirmez le changement au moyen de coordonnées déjà connues.
  • Un interlocuteur qui empêche de vérifier.
    Il insiste pour rester en ligne, refuse que vous rappeliez ou se montre agressif. Raccrocher est alors un réflexe de sécurité.

Exercice rapide : face à un message suspect, posez-vous trois questions : attendais-je cette demande ? Cherche-t-on à me faire agir sans me laisser vérifier ? Puis-je retrouver moi-même l’organisme ou la personne par un moyen officiel déjà connu ? Si une seule réponse vous inquiète, n’agissez pas et appliquez la méthode PAUSE.

2. La méthode PAUSE

La méthode PAUSE propose cinq étapes simples à suivre lorsqu’un message, un appel ou une demande paraît inhabituel. Elle ne demande aucune compétence technique : elle vous aide simplement à ralentir, à comprendre ce que l’on attend de vous et à reprendre le contrôle avant d’agir.

P — Prenez le temps Ne cliquez pas, ne payez pas et ne communiquez rien sous la pression :
Fermez le message ou raccrochez.

Quelques minutes de recul suffisent souvent à faire apparaître les incohérences.
A — Analysez la demande Identifiez l’action attendue : donner un code, saisir un mot de passe, installer une application, transmettre une pièce d’identité ou envoyer de l’argent. Demandez-vous si cette démarche est habituelle et nécessaire.
U — Utilisez un canal connu N’utilisez ni le lien ni le numéro reçus. Retrouvez vous-même un moyen officiel : ouvrez l’application habituelle, saisissez l’adresse connue ou appelez le numéro figurant sur un relevé, un contrat ou au dos de la carte.
S — Sécurisez Ne transmettez aucun secret, ne validez pas une opération inconnue et n’accordez aucun accès à distance. Si vous avez déjà agi, changez les accès concernés et contactez rapidement l’organisme compétent.
E — En cas de doute, échangez Demandez l’avis d’un proche, de votre banque ou d’un professionnel. Si vous ne savez pas par où commencer, 17Cyber peut vous aider à comprendre la situation et à trouver la démarche adaptée.

Exemple concret : vous recevez un SMS annonçant un paiement suspect, avec un numéro à appeler. Ne rappelez pas ce numéro. Fermez le message, regardez ce que l’on vous demande — un code, une validation ou des informations bancaires — puis appelez votre banque avec le numéro inscrit au dos de votre carte ou dans son application officielle. Si le doute reste présent, parlez-en à un proche ou contactez 17Cyber.

3. Si vous pensez être victime

Si vous venez d’agir, voici la priorité :

Si vous avez transmis un code, validé une opération ou effectué un paiement, appelez immédiatement votre banque avec son numéro officiel. Si vous avez installé un outil permettant à quelqu’un de contrôler votre appareil à distance, coupez la connexion Internet et n’utilisez plus cet appareil pour une démarche sensible. Vous pourrez ensuite conserver les preuves et effectuer les signalements adaptés.

Découvrir que l’on a peut-être été trompé peut provoquer de la peur, de la honte ou de la culpabilité. Ces réactions sont normales, mais vous n’êtes pas responsable des techniques de manipulation utilisées contre vous. Ne restez pas seul : commencez par protéger ce qui peut encore l’être, gardez les preuves et demandez de l’aide. Même si vous n’êtes pas certain qu’il s’agisse d’une arnaque, une vérification rapide peut éviter que la situation ne s’aggrave.

1. Coupez le contact.
Ne répondez plus, ne payez plus et n’installez rien. Bloquez ensuite le numéro ou le compte, mais ne supprimez pas immédiatement les échanges.

2. Si un paiement ou des données bancaires sont concernés, contactez la banque.
Utilisez son numéro officiel, demandez le blocage des moyens de paiement ou des opérations lorsque cela est encore possible et suivez ses consignes. Ne vous fiez pas à un prétendu conseiller qui vous rappelle.

3. Si un mot de passe ou un code a été transmis, sécurisez les comptes.
Depuis un appareil de confiance, modifiez d’abord le mot de passe de la messagerie principale, puis celui des autres comptes utilisant le même mot de passe. Activez la double authentification et vérifiez les coordonnées de récupération.

4. Si quelqu’un a pris le contrôle de l’appareil, déconnectez-le.
Coupez le Wi-Fi ou la connexion mobile, sans effacer les messages ni les autres preuves. Si vous savez reconnaître l’application utilisée pour le contrôle à distance, vous pouvez la désinstaller ; sinon, demandez l’aide d’un professionnel ou de 17Cyber. N’effectuez plus de paiement ni de changement de mot de passe sur cet appareil tant qu’il n’a pas été vérifié.

5. Gardez les preuves.
Conservez les courriels, SMS, messages vocaux, captures d’écran, adresses de sites, numéros de téléphone, pseudonymes, reçus, relevés et références de paiement. Notez également, avec vos mots, l’ordre des événements. Ces éléments pourront aider la banque, le service d’assistance ou les enquêteurs.

6. Prévenez les contacts si un compte a été piraté.
Informez-les par un autre canal afin qu’ils ignorent les demandes d’argent ou les liens envoyés en votre nom.

7. Protégez votre identité.
Si vous avez envoyé une pièce d’identité ou un justificatif, surveillez vos comptes et conservez une copie de votre signalement ou de votre plainte. Pour vos prochains envois, ajoutez si possible un filigrane, c’est-à-dire une mention visible indiquant le destinataire, la date et l’usage prévu du document

8. Signalez les faits et, si nécessaire, déposez plainte.
Un signalement sert à prévenir le service concerné et peut aider à faire retirer un contenu frauduleux. Une plainte permet de faire enregistrer officiellement les faits par les autorités. Le module suivant vous indique vers quel service vous tourner selon la situation.

9. Restez vigilant après la première fraude.
Les coordonnées des victimes peuvent circuler entre fraudeurs. Si une personne vous contacte spontanément en promettant de récupérer votre argent, ne transmettez aucune nouvelle information et ne payez aucun frais. Conservez ce contact avec les autres preuves, puis vérifiez son identité par un moyen officiel et demandez conseil.

Attention après une première fraude : des personnes peuvent vous contacter en prétendant être avocats, enquêteurs ou spécialistes du remboursement. Elles connaissent parfois des détails précis sur ce qui vous est arrivé. Ne payez aucun frais à un interlocuteur qui vous contacte spontanément et promet de récupérer votre argent. Vérifiez son identité par un moyen officiel et demandez conseil avant de poursuivre.

4. Ressources et références utiles

Il n’est pas toujours facile de savoir qui contacter, surtout lorsque l’on vient de découvrir une fraude. Retenez simplement cet ordre : en cas de danger immédiat ou de menace envers une personne, appelez les services d’urgence ; si un paiement ou des informations bancaires sont concernés, contactez d’abord votre banque par son numéro officiel ; pour comprendre ce qui s’est passé et être orienté, utilisez ensuite 17Cyber. Vous pourrez enfin effectuer le signalement ou la plainte correspondant à votre situation. Utilisez de préférence les sites officiels et conservez le numéro de dossier remis à la fin de la démarche.

👉 Vous ne savez pas par où commencer — 17Cyber :

Ce service public d’assistance en ligne vous aide à comprendre la situation, vous indique les premières mesures à prendre et vous oriente vers la démarche adaptée.

👉 Pour comprendre une menace  — Cybermalveillance.gouv.fr :

Fiches réflexes, conseils de prévention et parcours d’assistance, notamment sur l’hameçonnage, le faux conseiller bancaire, le faux numéro d’opposition et le smishing.

👉 Pour signaler un SMS ou un appel indésirable — 33 700 :

Transmettre le message ou le numéro permet d’aider les opérateurs à lutter contre les campagnes frauduleuses. Ne répondez pas au fraudeur.

👉 Votre carte bancaire a été utilisée alors qu’elle est toujours en votre possession — PERCEVAL :

Après avoir fait opposition auprès de votre banque, ce service officiel permet de signaler en ligne l’utilisation frauduleuse des données de la carte.

👉 Vous avez subi certaines escroqueries sur Internet — THESEE :

Selon les faits, ce service permet d’effectuer un signalement ou de déposer plainte en ligne. Le parcours vous indique si votre situation est prise en charge.

👉 Vous avez repéré un contenu ou un comportement illégal visible publiquement — PHAROS :

Ce service permet de signaler un site, un compte ou un contenu accessible à tous. Il ne remplace pas un appel aux services d’urgence lorsqu’une personne est en danger immédiat.

👉 Pour parler à un enquêteur — Info Escroqueries : 0 805 805 817,

service et appel gratuits, pour obtenir des informations et être orienté

👉 Pour une fraude aux moyens de paiement — Banque de France :

informations pratiques sur les démarches et les recours.

 

👉 Vous avez un doute sur une image, une voix ou une vidéo — CNIL :

La CNIL explique comment reconnaître un hypertrucage, aussi appelé deepfake, et propose des conseils pour se protéger et le signaler.

 

👉 Pour le démarchage commercial — DGCCRF :

Rappels sur les règles applicables depuis le 11 août 2026 et les voies de signalement.

Conclusion :   Rester vigilant sans renoncer au numérique

Les arnaques numériques évoluent, mais leur objectif reste souvent le même : nous faire agir trop vite pour obtenir une information confidentielle, détourner un paiement ou prendre le contrôle d’un compte ou d’un appareil. En 2026, l’intelligence artificielle peut rendre certains messages, appels, images ou documents plus convaincants. Cela ne signifie pas qu’il faut se méfier de tout : prendre quelques instants pour observer la demande et vérifier l’identité de l’interlocuteur par un moyen officiel permet déjà de réduire fortement le risque.

La prudence repose sur des habitudes simples : ne jamais communiquer un mot de passe ou un code de sécurité, ne pas valider une opération inconnue, vérifier tout nouveau RIB — les coordonnées bancaires du bénéficiaire — et ne pas utiliser un lien ou un numéro imposé dans un message inattendu. Garder ses appareils à jour et demander un second avis en cas de doute complètent cette protection. Dans toutes ces situations, la méthode PAUSE aide à ralentir, vérifier et reprendre le contrôle.

Enfin, personne n’est à l’abri d’une manipulation bien préparée. Si vous avez cliqué, transmis une information ou effectué un paiement, ne restez pas seul et ne culpabilisez pas : les fraudeurs utilisent des scénarios conçus pour inspirer confiance ou créer l’urgence. Contactez d’abord votre banque par son numéro officiel si un paiement ou des informations bancaires sont concernés. Sécurisez ensuite vos comptes et vos appareils, conservez les preuves, puis demandez conseil à 17Cyber ou au service adapté. Parler des tentatives rencontrées et partager les bons réflexes avec ses proches contribue aussi à mieux protéger chacun.

Le bon réflexe à retenir : arrêtez, vérifiez, demandez conseil.

Face à une urgence ou à une demande sensible, interrompez l’échange. Retrouvez vous-même le site, l’application ou le numéro officiel, puis sollicitez un proche, votre banque ou 17Cyber. Vous avez le droit de prendre le temps : quelques minutes de vérification peuvent éviter des conséquences durables.